Détour vers un Mexique fantasmé : # 2

 Alors nous avons quitté les sortilèges de la forêt de Boscodon et nous avons filé, « filé tout autour de la terre, filé tout autour de la mer » et enfin nous nous sommes arrêtés à deux pas de l’avenue Portofiro-Diaz, non loin de la villa Puebla emblème de l’Art Déco.

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Des banderoles multicolores flottaient dans le vent frais du soir sur lesquelles on pouvait lire : « Viva Mexico ! ». La fête latino-mexicaine battait son plein et le magasin installé dans les anciens locaux de la banque du Mexique, l’immeuble des 7 portes, regorgeait d’amulettes, de squelettes, d’arbres de vie… bref de tous ces objets indispensables à qui veut fêter dignement le Jour des Morts. Les photos ci-dessous ont été prises au Musée, mais on trouve des articles très ressemblants dans le magasin.

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Pour dire le vrai et même si tout cela ne vaut pas une soirée à Mexico, jamais vous n’en serez plus près, restant en France, que dans cette vallée de l’Ubaye dédiée aux sports de montagne et d’eau vive.

Barcelonnette mérite que l’on y flâne en regardant les « villas mexicaines »  conçues par les plus grands architectes français et italiens de l’époque pour proclamer la réussite sociale, la fortune amassée par les émigrants partis, sur les pas des trois frères Reynaud, vendre au Mexique les tissus et la bonneterie fabriqués l’hiver dans la vallée, qui ne trouvaient plus preneur en Europe.

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Il faut, dans le cimetière vieux, aller voir les constructions funéraires parfois monumentales érigées par les grandes familles du pays, pour qu’y reposent à jamais les émigrants qui, lorsqu’ils le pouvaient, ont eu à cœur de revenir tous les deux ou trois ans passer quelques mois de villégiature dans leur pays d’origine et puis d’y finir leur vie en finançant la modernisation de la ville.

Il faut aussi, pour reprendre des forces et pour le plaisir de vos papilles, descendre la rue Donnadieu qui va de la place Aimé Gassier à la place Saint Pierre et s’attabler chez Adelita, un restaurant mexicain dont le nom évoque les femmes révolutionnaires qui combattaient auprès de Zapata. Là, non seulement vous serez très bien accueilli mais encore vous dînerez vraiment au Mexique.  (Mais il est prudent de réserver tant il est, et à juste titre, réputé).

Il faut surtout consacrer du temps au musée qu’abrite la villa La Sapinière ; la seule villa mexicaine où l’on peut entrer.

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On y apprend bien des choses sur les « barcelonnettes », depuis leur préhistoire jusqu’à l’époque actuelle, et tout sur cet exode massif des colporteurs de la vallée qui partirent chercher fortune en Louisiane d’abord, puis au Mexique.

A suivre…

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