Le Grand Chantier – épisode 6

« Trop tard, c’est fichu ;  avec tout ce temps perdu je n’arriverai jamais à l’heure à mon rendez-vous ! « se disait Camomille.

« C’est fini, balayé, oublié ; tout ça c’est du passé et mon histoire est terminée qui avait si bien commencé… De l’autre côté de la forêt plus personne ne m’attend et je peux rentrer chez moi, avec mon petit panier plein de champignons ! »

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La vie est une longue épreuve, que l’on ne connait pas Monsieur ; c’est à force d’erreurs, d’incompréhensions et de désillusions que l’on apprend… et Camomille en faisait la triste expérience.

D’un pas las elle prit le chemin du retour, en se reprochant son incapacité à raisonner sa curiosité et en se promettant de ne plus s’y laisser prendre et de ne plus sortir désormais des sentiers battus, faire taire son imagination et se méfier des champignons…

« Plus d’aventure, c’est fini ! » se promit-elle.

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The End alors ?!

« The end or not the end ? That is the question. To die, to sleep ; to sleep, perchance to dream… Ay there is the rub !  » se dit Camomille qui avait lu Shakespeare…

Or, Camomille est ourse et n’en peut mais. Depuis que le monde est monde et que les ours y vagabondent plus encore que les mules l’ourse est obstinée. Et l’animal n’est pas né qui saura lui faire écourter une aventure si futile soit-elle. Chantez hautbois, raisonnez musettes, Camomille a décidé de s’esbaudir et le fera, même s’il lui faut, pour cela, changer ses plans.

« Quand c’est fini-n-i-ni-ni ça recommen-en-en-ce » chantonna-t-elle avant de jeter son panier aux orties et de partir à l’aveuglette en dérangeant les rosalies et affolant les roselles.

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Certes, l’effet des champignons se dissipant elle ne pouvait espérer croiser des rorquals rostellés ; mais un lac, non loin, lui laissait entrevoir une roselière cernée de rosagines où se faufilaient quelques rosses et de nombreux canards.

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Elle s’y précipita à tout hasard, intriguée déjà par les étranges reflets qui moiraient sa surface.

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Et ce qu’elle y trouva, notre charmante mastozoaire plantigrade des pattes arrières ne l’avait jamais imaginé, même dans ses rêves les plus fous.

« C’est à dégriser un écossais !!! » se dit-elle.

 

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