Le labyrinthe et la coloquinte

Passant par les méandres de ton imagination galopante si galopante que soit dit en aparté elle court bien plus vite que celle de Mère Castor, l’élève le maître et blablabla, tournant et retournant et avançant sans te retourner, cherche et trouve dans les circonvolutions dédalesques de ton cerveau bien fait, lecteur plein de talent (et de confiance en moi il faut bien le dire) matière à pondre et envisager sans perdre le fil important le fil tu vas voir, un imbroglio, un lacis, un emberlificotage, en bref et en un seul mot, une à faire du mois nommée : labyrinthe.

La Mère CastorA faire du mois de mai, bricoles et doux travaux, dite c’est un coup à perdre tous ses lecteurs.

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La Coloquinte (Musée des Arts décoratifs – Paris)

Que ceux qui se souviennent entendent et que les autres écoutent et se taisent.

L’histoire que je vais vous conter est aussi vraie que le plus vrai des mensonges ; je la tiens du frère de mon grand-père qui, lui-même, l’avait entendu dire par le père mourant de son trisaïeul. Un homme respecté.

Cela s’est passé il y a si longtemps que le temps lui-même s’est souvent arrêté entre-temps. Mais qu’importe ; cela a eu lieu et je vais vous le dire.

Que ceux qui se souviennent entendent et que les autres écoutent et se taisent.

Un jour de ce temps-là, une coloquinte aventureuse émue par le démon de midi se traîna, s’étira et fit tant et si bien qu’elle parvint, au fil d’un dédale de méandres stéréotypés, jusqu’au centre d’un labyrinthe minoen…

Imaginez la surprise et le désappointement de l’être qui vivait céans et se croyait à l’abri des étrangers et des coloquintes dont, il ne s’en cachait pas, l’odeur lui déplaisait !

Il voulut s’en débarrasser, mais la plante était vivace et force fut de composer.

Que ceux qui se souviennent entendent et que les autres écoutent et se taisent.

De guerre lasse, il finit par tolérer au plus secret de son labyrinthe cette cougourde un peu gourde, cette cucurbitacée olé olé mais assez silencieuse, qui répondait au nom d’Ariane par d’envoûtants balancements de ses fleurs sucrées, balancements qui évoquaient à l’hôte du labyrinthe ensorcelé le battement des ailes d’Icare et leur parfum ciré.

Dès lors notre coloquinte s’attacha au labyrinthe qui, compliqué mais pas borné, la laissa s’installer jusqu’à ce que le taiseux Thésée qui avait perdu le fil de son histoire dans la bagarre en use, son exploit accompli, comme d’un guide…

Mais la suite, vous la connaissez !

 

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