Ferveur camargaise

Le 25 mai nous étions aux Saintes Maries de la mer, en Camargue, ou à défaut de bain de mer nous avons pris un bain de foule !

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Pourtant, ils n’étaient déjà plus tous là, les gitans, les roms, les gens du voyage venus en pèlerinage des quatre coins de l’Europe pour conduire en procession leur Sainte, Sara la Noire, jusqu’à la mer.

Mais ils étaient encore nombreux pour accompagner les Saintes Marie Jacobée et Marie Salomé jusqu’à la plage, puis assister à la remontée des chasses en compagnie des camarguais et, plus largement, de provençaux et de touristes du monde entier.

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Il faut dire que ce pèlerinage donne lieu à deux processions. La première, que nous avons ratée, est consacrée à Sainte Sara, la patronne des gitans qui doivent au Marquis de Baroncelli, défenseur des traditions provençales et des minorités, le droit – accordé en 1935, c’est récent – d’honorer publiquement leur sainte patronne le 24 mai.

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La seconde procession, à laquelle nous avons assisté, concerne Marie Jacobé et Marie Salomé qui, selon la tradition, assistèrent à la mort et à la résurrection du Christ, puis furent transportées en compagnie de Sara leur servante, sur une barque sans voile ni aviron ni gouvernail, jusqu’en Camargue.

C’est en mémoire de cette arrivée, qui marque le début de la christianisation de la région, que chaque année depuis des siècles des porteurs, précédés par des gardians montés sur leurs sympathiques chevaux blancs et accompagnés par la foule des pèlerins, transportent jusque dans la mer une représentation des Saintes Maries sur leur barque que tout le monde veut voir et toucher…

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Dans le cortège, emmené par des représentants du clergé, communient dans la même ferveur beaucoup de gens du voyage et de nombreux habitants du delta en costume traditionnel… ou non !

 

 

Que les curieux, les touristes venus du monde entier y soient aussi bien acceptés rend cette manifestation encore plus sympathique.

Au-delà du spectacle haut en couleur et quelles que soient ses convictions, on ne peut qu’être saisi par cette ferveur.

Comme souvent en Provence, la tradition, ici, n’est pas jouée ; elle est vivante.


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