En longeant la Côte d’Azur, sur les traces de Jean cocteau

Milly-la-Forêt nous avait donné envie de mieux connaître Cocteau, ce quasi contemporain dont, à l’exception du film enchanteur : La Belle et la Bête, nous ne savions presque rien.

Ici, vous avez deux choix possibles :

 

  • Vous êtes bien installé(e), vous avez le temps, personne ni rien pour vous déranger, alors cliquez sur la photo et partez pour une heure de féerie avant de lire la suite

. La Belle et la Bête

  • Non, là vraiment ce n’est pas possible ! Alors prenez quand même le temps de lire la suite et revenez quand vous voulez !

Donc, ne voilà-t-il pas qu’à l’occasion d’un voyage à Menton, où nous avons été attirés par l’exposition consacrée à l’art Kuna dont nous avons déjà parlé LA, nous avons eu la surprise – ignorants que nous sommes – de retrouver la trace de Cocteau.

Et nous avons décidé de dérouler le fil de sa présence sur cette côte d’Azur où il avait coutume de venir passer l’été avec ses amis, en nous servant des informations données par le site des Amis de Cocteau en Méditerranée.

 

Mais parlons d’abord de Menton, cette ville frontière qui sans être tout à fait italienne n’est déjà plus tout à fait française.

Sa vieille ville nous a charmés avec ses ruelles qui grimpent vers un extraordinaire cimetière où se côtoient toutes les religions monothéistes et qui offre un panorama splendide sur la côte d’Azur d’un côté et la Riviera de l’autre. Là reposent des personnes, souvent mortes très jeunes, venues des quatre coins du monde à la fin du 19° siècle pour tenter de soigner, au pays des citronniers, leur tuberculose.

En contre bas, merveille d’équilibre, deux églises très italiennes s’ouvrent sur une place qui domine la mer. C’est vraiment beau.

Mais Menton c’est aussi, nous l’avons découvert ce jour là, une commune dont Cocteau a gracieusement décoré la salle des Mariages (qui ne se visite pas les week-ends, hélas !) et la minuscule bastide qui défendait le vieux port et qui lui est aujourd’hui consacrée.

Nous tenions notre fil et avons voulu le dérouler, non sans quelques déconvenues…

Non loin de là, au Cap d’Ail qui jouxte la principauté de Monaco, Cocteau a conçu, aménagé et décoré un théâtre en plein air et, sur la foi des informations glanées sur « la toile », nous sommes partis à sa recherche. Hélas, au terme d’une longue promenade dans les escaliers et les passages pentus qui sillonnent le Cap nous avons dû nous rendre à l’évidence. Le théâtre est sur une propriété privée et ne se visite pas ou alors très exceptionnellement et sur rendez-vous uniquement !

Qu’à cela ne tienne ; nous sommes allés jusqu’à Villefranche sur mer  où Cocteau résida souvent l’été, entre les deux guerres, à l’hôtel qui fait face à la chapelle des pécheurs. Il a beaucoup insisté pour la décorer, toujours gratuitement, mais n’y serait pas parvenu sans l’aide du directeur de la maison du tourisme qui lui conseilla, pour convaincre les pécheurs qui rangeaient là leurs filets, de leur garantir que l’argent des visites serait totalement attribué à l’association des pécheurs et des veuves de pécheurs.

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Le résultat, assez différent du projet d’origine : les pécheurs n’ont pas voulu entendre parler d’un décor mythologique et ont refusé aussi les couleurs vives, illustre la vie du Christ non sans lancer de multiples clins d’œil au monde moderne. Tel apôtre a les traits de Jean Marais, tel autre de Yul Brynner ; Cocteau est là aussi, ainsi que le plus beau pécheur de Villefranche (!) avec son oeil de poisson et son anneau à l’oreille… L’ensemble est très riche et très beau. Nous n’avions pas le droit de prendre des photos de l’intérieur, mais vous pouvez avoir un aperçu ICI.

Nous apprendrons là, de la personne qui nous a fait visiter la chapelle, que la maison Santo Sospir, située à l’extrémité du Cap Ferrat et entièrement décorée de peintures et de fresques par Cocteau peut désormais se visiter. Mais il faut pour cela prendre rendez-vous à l’avance avec le propriétaire…

Décidemment, un autre voyage s’impose, moins improvisé.

Avant de quitter Villefranche, nous avons fait un tour dans ses rues obscures, si pittoresques, et déjeuné d’un excellent « pan-bagnat » en contemplant la rade…

(Clic !) ihdschfi9sptnysrxugexvf9rok

Plus loin, toujours en suivant la trace de Cocteau, nous nous sommes arrêtés à Fréjus pour découvrir une autre chapelle décorée par ses soins : la chapelle des chevaliers de Malte dont la réalisation, interrompue par le décès de l’artiste, fut terminée par son fils adoptif à partir des cartons de Cocteau. C’est une explosion de couleurs avec, toujours, l’utilisation de ses amis comme modèles pour représenter les scènes bibliques. Nous avons eu la chance de profiter des commentaires du guide exceptionnellement présent en cette journée du patrimoine.

(Clic !) edf_ip2mkueu3at3rh3964sasbu

Normalement, nous aurions dû terminer ce petit tour en poussant jusqu’aux Baux de Provence, plus précisément au Val d’Enfer, où Cocteau tourna Le testament d’Orphée.

Ce sera pour une autre fois !

 

 

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