Santiago de Compostela

On nous avait dit qu’à Saint Jacques la pluie, que l’on appelle Chubisca, est un art. Nous n’avons pas pu le vérifier. On nous avait dit aussi que c’était l’une des villes les plus attachantes de l’Espagne et ça c’est vrai !

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Toutes les ruelles mènent à la place de l’Obradoiro, parterre majestueux pour l’impressionnante façade de la cathédrale bâtie par Casas Novoa au XVIII° siècle. Elle est énorme !

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Construite entre le XI° et le XII° siècle, la cathédrale se voulait la plus grande de son époque.  C’est une croix latine de 97 mètres sur 65.  Les voûtes s’élèvent jusqu’à 22 mètres sur deux étages. Les pèlerins y accèdent en franchissant la façade de l’Acibecheria (XVIII°).  Sur la gauche, quelques marches mènent à la capela de Corticela (XIII°) qui faisait partie d’un couvent indépendant.

Dans une niche, à gauche, les étudiants déposent dans les mains du Christ en prière la liste des examens qu’ils ont à passer.

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Il y a aussi un remarquable Christ gisant et une exceptionnelle statue en pierre de Saint Tadomini. Derrière le maître-autel, la Chapelle du Sauveur est la plus ancienne (XI°) ; elle a été commanditée par les rois de France.

 

Sous la lanterne, devant le maître-autel, on remarque la poulie et la corde qui permettent aux quatre tiraboleiros, certains matins de fête, de faire voltiger jusqu’à la voûte du transept l’encensoir géant ou Botafumeiro de 60 kg dont on se demande encore comment l’édifice peut le supporter…

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Deux files traversent le maître-autel, l’une pour descendre à la crypte voir les reliques de l’apôtre, l’autre monte à l’intérieur de l’autel pour permettre aux pèlerins d’embrasser le buste en pierre de Saint Jacques ou caresser le dos de son manteau.

 

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Il y a encore l’impressionnant retable et, à gauche du chœur, une statue en pierre polychrome de Zébédée. En passant sous les orgues du XVIII° on rejointle porche de la Gloire, ancienne façade de la cathédrale. L’architecte Mathieu y a reproduit une scène de l’Apocalypse.  Au milieu, sous les pieds de l’apôtre Jacques, le pilier où les pèlerins placent leur main droite pour que leurs vœux soient exaucés. De l’autre côté, l’architecte Mathieu est à genoux pour permettre aux étudiants de cogner trois fois leur tête contre son front afin qu’il leur transmette son génie !

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La ville est animée sans être surpeuplée : beaucoup de pèlerins, beaucoup de touristes, beaucoup d’étudiants et beaucoup d’autochtones cohabitent dans la bonne humeur et le calme.

L’absence de voiture dans la centre, au demeurant assez peu étendu, y est certainement pour quelque chose. Dommage que plus un seul magasin n’ose vendre quoique ce soit sans proposer aussi le bâton du pèlerin avec sa coquille St Jacques et sa fausse gourde en forme de calebasse…

 

Mais c’est un détail et Santiago est une ville où il fait sûrement bon vivre avec son quartier historique à la lourde architecture Renaissance et Baroque parsemé de placettes et de rues bordées d’arcades où il est agréable de flâner.

Nous recommandons aussi d’aller traîner, derrière l’Université, au marché. Construit sur un forum en hauteur, il est constitué de halles en granit datant de 1950 qui regorgent de fruits, de fleurs, de poissons et de viandes. Un lieu haut en couleurs avec ses vieilles dames assises contre l’église qui vendent leur production.

Une belle destination !

 

 

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