Sur les chemins de Santiago : les Asturies

Les Asturies, c’est le pays du cidre que l’on boit pour accompagner les fabas (les haricots) préparés sous forme de fabada (sorte de cassoulet que l’on mange accompagné de chorizo et de morcilla) ou de pote asturiano (potée avec des haricots à la place du chou).

 

C’est aussi, avec la Galice où nous irons bientôt, le pays des hórreos, greniers à grains rectangulaires ou carrés en pierre et en bois au toit orné de croix ou de petits obélisques posés sur des piliers en pierre. Ici on parle le bable (proche du galicien) dans lequel les g et les j deviennent des x et se prononcent « ch ».

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Le long de la Costa Verde on trouve tout d’abord Lastres et son mirador de San Roque, situé sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle. On y a une vue exceptionnelle sur la Ria de Villaviciosa, profonde de 9 km, patrie du cidre et du plus connu d’entre eux : El Gaitero (Le joueur de cornemuse). C’est un havre accroché au rocher, refuge des baleiniers. Pas de rue, juste des escaliers et, tout en haut, un phare qui domine la baie.

 

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On aperçoit la plage de Griega, avec ses traces de dinosaures (paraît-il) et la plage de Lastres où l’on tirait les baleines pour les dépecer. Un village sans touristes, tourné vers l’océan, un village raide !

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Si vous passez par là, surtout faites le détour par Priesca !

Ce n’est même pas un village, juste une halte sur le chemin de Compostelle, avec l’une des plus belles églises préromanes que nous ayons vu en Asturies.

 

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C’est au numéro 2 du hameau que l’on trouve, nous dit un habitant, la personne qui a les clés… Et c’est une dame bavarde qui nous accompagne pour ouvrir les portes, allumer la lumière et attirer notre attention sur les mille et une beautés de cette église.

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Les fresques, les chapiteaux, les arcs peints ou réels, qui vont toujours par trois, les ouvertures singulières aux allures de claustra et le tout restauré parce que brûlé par les républicains en 37… Au total une vraie merveille.

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Comme nous partions, une pèlerine arrivait. Bonne journée pour la vieille dame !

 

Au-delà de Villaviciosa et de la ria du même nom, avec sa faune et sa flore lagunaire et ses pommiers pour faire le cidre, il y a Tazones, autre petit port accroché à la montagne, avec ses maisons colorées qui bordent la rue (unique et principale !) et proposent poissons, fruits de mer et paella.

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Et puis Gijón, une grande ville avec une immense plage de sable, la playa de San Lorenzo, et un quartier de pécheurs le barrio de pescadores que l’on nomme la Cimadevilla et où il reste quelques maisons typiques, sur deux niveaux, avec un escalier extérieur.

 

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Au sommet de la presqu’île, tournée vers la mer, la monumentale sculpture d’Eduardo Chillida ouvre ses bras aux marins. Il a des bras de béton, cet Elogio del Horizonte. Nous, on a bien aimé.

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Toujours en longeant la côte, notre coup de cœur : le village de Cudillero, très joli village de pécheurs datant du XIV° siècle avec ses maisons multicolores plaquées en amphithéâtre contre la falaise et qui enserrent la crique où se niche le port.

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Au-delà, il y a Luarca, peu engageant de prime abord mais dont le port est vraiment authentique. Et puis Puerto de Vega, beau petit port de baleiniers à l’écart des circuits touristiques. Là il y a des os de baleines et aussi un très joli casino Art déco avec, en face ou presque, une belle casa de Indianos (habitants revenus, fortune faite, des Amériques…).

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Plus loin enfin, à quelques kilomètres de la Galice, nous avons découvert un endroit tout simplement idyllique : la plage de Frejulfe.

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