Los Picos de Europa

 

À cheval sur la Cantabrie, les Asturies et le Léon, c’est une destination à part entière, un véritable paradis pour les randonneurs qui culmine à 2648 m (Torre Cerredo).

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L’histoire tourne autour des montagnes de Covadonga qui servirent de refuge contre les Romains, les guerriers asturiens proclamant que « les vagues de la mer submergeraient le mont Vindio avant que ne le fassent les hordes de Rome ». Elles servirent aussi de refuge contre les Arabes au VIII° siècle, le roi Pelayola leur résistant victorieusement en 719  et faisant de Covadonga le point de départ de la Reconquista espagnole.

 

En partant de San Vicente de la Barquera, dernière étape en Cantabrie de la route de la côte, on remonte un canyon de 19 Km de long composé de 273 virages bordant le fleuve Deva appelé El Desfiladero de La Hermida.

Sur le chemin, il faut s’arreter et visiter l’Iglesia Santa Maria de Lebeña (X°) qui est l’un des plus beau témoignage de l’influence mozarabe en Espagne du Nord.

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L’enchevêtrement des toits dissimule la rigueur du plan : 12 carrés presque égaux séparés par des arcs en fers à cheval à l’exception des trois absides côté maître-autel où le fer à cheval est déconstruit. Nichée au milieu de la verdure, surplombée par de hautes montagnes nues et blanches, c’est un joyau.

 

Nous avons continué, via Potes, jusqu’à Fuente Dé, un magnifique cirque de montagnes d’où part un téléphérique qui monte, en 4 mn, 900 mètres plus haut  au Mirador del Cable. De là on domine le cirque glaciaire et la haute vallée du Deva et profite d’un panorama exceptionnel sur los Picos de Europa et les Horcados Rojos – imposantes lames karstiques dressées vers le ciel.

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Ensuite, une très jolie route conduit de la vallée du rio Quiviesa, plantée de peupliers, au col Puerto de San Gioro (1609 m) puis à Llánaves de la Reina, village blotti à l’entrée des gorges du Yuso, avant de grimper, dans un paysage de haute montagne, vers le col Puerto de Pandetrave (1562m) d’où la vue s’étend sur les trois massifs avec, au fond, le village de Santa Marina de Valdéon.

 

Une fois passé le col Puerto de Panderruedas (1450 m), puis le col Puerto del Pontón (1290 m) on aborde los Desfiladero de los Beyos – peut-être la route la plus somptueuse du secteur – avant d’atteindre Canga de Onis.

 

Sous le pont « romain » de fort belle facture (13° s.), la croix de Pelayo immortalise sa victoire sur les Arabes.

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De là, une route conduit jusqu’à Covadonga. Le monastère, l’église et la chapelle suspendue au fond d’une grotte, méritent un détour ne serait-ce que pour apercevoir le tombeau de Pelayo qui est enterré là avec son épouse depuis 737. En contre bas une fontaine à sept jets alimentée par les eaux du Sella où les jeunes femmes, avant de se marier, viennent boire afin que leur union soit placée sous le signe de la prospérité ou de la fécondité…

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Douze kilomètres plus haut, c’est le bonheur : la route s’arrête devant les lacs Enol et de la Ercina.

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Le site, ancienne mine reconvertie en Parc, est admirable ; il est très rare d’accéder ainsi en voiture à un lieu si retiré et le panorama, au Mirador de la Reina, est superbe. El sidra du pays n’est pas mal non plus ; la prochaine fois, comme les locaux, nous prendrons du fromage avec !

 

Cette route est l’une des plus belles de tout le massif, avec les vaches et les moutons qui s’y promènent sans s’inquiéter des voitures et sans que cela n’impressionne le berger qui les accompagne, le bâton en travers des épaules ses bras « crochés » dedans.

 

Dernière halte sur le chemin des Asturies : El Mirador del Fito.

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Le Mirador del Fito (629 m) offre une vue imprenable en face et à gauche sur les Pics d’Europe, à droite sur la sierra Sueve et, de l’autre côté, sur la côte qui plonge à pic dans la mer.

 

C’est ici et nulle part ailleurs en Espagne Atlantique que nous verrons une plaque à la mémoire des Républicains, victimes de la haine et de l’intolérance… Elle date de 2003 !

Ah, mémoire, mémoire !

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