Rapide incursion en Pays Basque

 

C’est en traversant la Bidassoa, par le Pays Basque donc, que nous sommes entrés en Espagne, ravivant du même coup le souvenir d’un précédent séjour.

 

Nous ne saurions trop vous conseiller, si vous passez par là, de faire halte à Hondarribia.

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Ici commence « la route de la côte », l’un des chemins du « Camino primitivo », qui suit au plus près la côte atlantique d’Hondarribia en Pays Basque au port de Ribadeo en Galice. Nous gardons un excellent souvenir de ses murailles et de N.D. de la Guadalupe, sa patronne.

Avec ses remparts du XV° et son front de mer, sa vieille ville blasonnée, tout à la fois médiévale et contemporaine, sans concessions excessives au tourisme, elle présente une belle unité architecturale. Si en plus vous la découvrez, comme nous, un jour de fête moyenâgeuse, grouillant de monde et d’échoppes diverses, vous en garderez un souvenir enchanté.

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Tout à côté, sur les Monts Jaizkibel, les Pyrénées plongent dans l’Atlantique et les vaches paissent et se repaissent du magnifique panorama offert par le golfe de Vizcaya.

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  Arrivé là, on n’est pas loin de San Sebastian qui, il faut bien l’avouer, nous a déçu…

 

San Sebastián au creux de la Bahia de la Concha protégée par l’île de Santa Clara, avec son front de mer à l’architecture XIX° très « disciplinée », le palais de Miramar, résidence d’été de la reine Marie Christine de Hasbourg et, au centre de la promenade, la cabine royale, petit bâtiment au toit de tuiles blanches et bleues. Sans oublier sa plaza de la Constitucion, entourée d’arcades et de maisons à volets orange et aux balcons numérotés, qui servait d’arène pour les corridas jadis et « Les peignes du vent » de Chillida…

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(Photo scannée)

Une escale tentante où l’on voudrait profiter du rituel du txikiteo qui consiste à aller boire des txikitos (petits verres de vin rouge) ou des zuritos (petits verres de bière) en mangeant des pintxos à moins que l’on préfère goûter les plats traditionnels du pays comme le marmitako (ragoût de poisson) ou le merlu à la koskera (en sauce verte))… Mais c’est en vérité un port industrieux encerclé par des barres d’immeubles peu engageantes et des faubourgs sans âme. Une ville, qui plus est, guère accueillante pour les visiteurs qui tentent de garer leur voiture près du centre ou de la plage.

L’occasion de comprendre que les grandes villes du nord de l’Espagne sont comme ça ; que l’Espagne du nord est comme ça : pleine de richesses cachées au milieu d’un océan de laideur ; et je dis bien cachées car rien n’y personne ne vous aide à les trouver !

 

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Et, de fait, il n’est pas facile de trouver, à quelques kilomètres de là, le musée Chillida-Leku, installé dans un caserio, une ancienne demeure du XVI°, où les œuvres de l’artiste, mort en 2002, sont exposées dans un extraordinaire jardin de 13 hectares. De prime abord, c’est surprenant, mais une fois que l’on a compris qu’il s’agit en fait de mobilier urbain, alors tout cela prend un sens et l’ensemble se révèle très réussi.

 

L’utilisation des brames d’acier est ébouriffante et le son de certaines œuvres touchant. Sans oublier la patine des œuvres métalliques que l’oxydation « naturalise » en quelque sorte.

Un parc où les sculptures remplacent les fleurs et qui respire une étrange douceur : ici, l’art et la nature font bon ménage !

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Un peu plus loin, toujours sur « El camino del Norte », il y a Bilbao encerclée par ses rocades et ses autoroutes. Une ville dont on se demande comment les pèlerins arrivent à la traverser, une ville difficile d’accès, dans tous les sens du terme, mais incontournable tout de même.

Bilbao c’est d’abord, bien sur, le musée Guggenheim ouvert en octobre 1997. Le bâtiment conçu par Frank O. Gehry est déjà en soi une œuvre d’art. Non loin d’un pont dessiné par l’architecte le plus célèbre d’Espagne : Santiago Calatrava, qui relie les deux rives du fleuve Nervion, le musée propose ses 19 salles et ses 25000 m2 de surface recouverts de feuilles de titane.

La plus belle œuvre du musée, c’est le musée lui-même. Ce monstre de modernité, tout de titane, de verre et de pierre parvient même à s’intégrer à la ville dont il est, définitivement, le joyau.

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A l’extérieur, nous avons aimé l’accueil fleuri de « Puppy », de Jeff Koons et été très impressionné par « Maman », l’araignée de la regrettée Louise Bourgeois.

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Par contre, pour les collections Guggenheim, il faudra repasser. Elles sont ailleurs pour laisser la place aux expositions temporaires…

 

Mais Bilbao, ce fut aussi un grand centre d’échanges commerciaux depuis le Moyen Age, ce dont témoigne son quartier historique avec sa cathédrale, son marché couvert et ses ruelles piétonnes.

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Nous avons parcouru en tous sens la vieille ville, surnommée Siete Calles (7 rues) en raison de son plan. Nous avons admiré le marché couvert – le plus grand d’Espagne – et bu un verre sur une place monumentale et sympathique, la plaza Nuova entourée de portiques néoclassiques et de 64 arcades, et nous sommes repartis par les jardins de l’Arenal avec son kiosque « art nouveau » et sa vue sur la façade extraordinaire de la gare dite de Santander.

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Quel contraste avec l’intérieur du pays, si vert !

 

Mais nous étions attendu, plus loin, alors nous avons continué notre route en nous promettant de réserver un jour au Pays Basque le temps qu’il mérite.

 

 

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