Entre les tours de Bruges et Gent : 1er temps de la valse

   

Voilà plusieurs jours, chères lectrices et chers lecteurs (et oui, il paraît qu’il y a des messieurs  qui lisent ces pages, même s’ils sont très discrets…) que nous ne vous avons pas emmenés en voyage. Nous nous étions arrêtés au pays des moulins à vent, quittons donc la Hollande et faisons une halte en Belgique.

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Entre le château de Gérard le Diable et celui des Comtes, la vieille ville de Gand présente, comme c’est souvent le cas dans les villes du nord, une enfilade de places, dominées ici par les tours de la cathédrale St Bavon, du Beffroi et de l’église St Nicolas.

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Plus loin, une succession de places  accueillent des marchés : le marché aux légumes avec sa Grande Boucherie qui date de 1404, l’ancien marché aux poissons dont le portique d’entrée est surmonté d’un extraordinaire Neptune baroque, le marché du vendredi, très animé, entouré d’imposants édifices et le marché aux puces juste à côté des trois tours de l’église St Jacques.

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Et partout d’intéressantes maisons anciennes. Sans oublier le Quai aux Herbes, ce magnifique trait d’union entre l’enfilade et les places qui mérite d’être d’abord vu depuis le quai au Blé. C’est là qu’était le port au Moyen Age et l’on peut y admirer des maisons magnifiques construites entre le 12° et le 17° siècle.

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Et en lisière de tout cela, en face du château des Comtes, le plus vieux quartiers de la ville, le Patershol, dédale de ruelles interdites aux voitures, essentiellement habité aujourd’hui par des artistes et des étudiants. Un lieu singulier et sympathique.

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Au marché aux puces nous avons fait provision de fils et de dentelles auprès d’une marchande sympathique et fort bien achalandée dont la fille s’intéressait surtout aux chaussures vendues en vrac juste à côté…

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Mais, pas de chance, lorsque nous sommes arrivés l’enfilade de places étaient complètement défoncée par les travaux en cours – ce qui en gâchait la perspective – et l’original du polyptyque de l’Adoration de l’Agneau mystique des frères Van Eyck, en restauration.

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Bien sûr, ils ont mis à la place une reproduction, mais ce n’est pas pareil. D’autant que la petite chapelle de la cathédrale St Bavon où elle est installée est prise d’assaut par une foule indisciplinée que ne rebute pas une musique assourdissante, ce qui rend impossible une contemplation paisible de ce qui est incontestablement un chef d’œuvre.

Nous, on s’est dit qu’une vidéo présentée dans une salle confortable, détaillant et expliquant chaque panneau serait préférable…

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Mais foin de mauvaise humeur, même comme cela, ça mérite le voyage, comme disent les guides ! Imaginez seulement : les frères Van Eyck y ont représenté pas moins de 248 personnages et 42 espèces de plantes et de fleurs parfaitement identifiables dans une composition qu’aucune construction perspectiviste ne vient rationaliser et qui baigne dans une lumière ineffable…

Un chef d’œuvre, vraiment, qui nous a donné envie de courir à Bruges voir les primitifs flamands exposés au musée Groeninge…

 

 

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