Factice, factice, est-ce qu’elle a une gueule de factice ?

 

L’à faire du mois, bricole et doux travaux, celui du joli mai : fais ce qui te plaît.

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J’ai bien connu le Père Castor, dans ma jeunesse. Je lui dois même quelques-uns des meilleurs souvenirs de mon enfance. J’ai aussi fréquenté, un temps, les Castors juniors – des cousins à la mode de Bretagne, je crois –  dont le manuel trône dans ma bibliothèque à côté de celui d’Epictète.

Mais la Mère Castor, et j’en suis désolé, je ne la connais que depuis peu de temps et d’une connaissance toute virtuelle.

Je m’en vais cependant faire ce qu’elle nous propose de faire au mois de mai : imaginer, bricoler et tout le tralala une Mère Castor factice ; la mienne à moi, celle que j’imagine.

 

Mais que les choses soient claires ; ma Mère Castor, c’est moi qui l’ai faite, certes, mais si elle est factice elle n’est pas inventée… juste bricolée, imaginée et tout le tralala, c’est-à-dire plus réelle que de vrai car l’imagination donne des couleurs au monde. Bref, c’est la Mère Castor telle qu’en elle-même la toile la change.

Et c’est du travail car, je le répète, rien de ce que je vais vous dire n’est inventé.

 

J’ai dû beaucoup voyager, écouter des gens qui, pour parler français, n’en sont pas moins nés au nord de toutes nos terres, et deviner beaucoup. Mais je suis fin limier et il n’est pas né le Castor qui saura me cacher sa destinée (s’il te plait, Simone, ne ris pas si fort !).

Bref, et pour aller au fait, ce n’est pas à Saint Germain, où pourtant je viens de passer une semaine, que j’ai déniché la Mère Castor. C’est bien plus au Nord et bien plus à l’Ouest, en un lieu prisé des ours, que l’on m’a parlé de Mèche Blanche, le castor qui aurait pu être une marmotte…

 

Une marmotte Mère Castor ?

Voilà un scoop auquel vous ne vous attendiez pas.

Mais je me suis promise de tout dire et je ne vous cacherai rien.

 

Tout a commencé par un entretien avec « Paquito et Pépita » qui m’aurait laissé perplexe si je n’avais pu rapprocher leurs informations de celles arrachées – il est discret le bougre – à « Stuart l’ébouriffu ».

L’avantage avec Stuart, c’est qu’il est carré. On comprend tout de suite que c’est un homme logique. L’inconvénient c’est qu’il est vite décoiffé par la réalité et tout « le Saint Frusqin ». Heureusement, il y avait « «Coumaïre », « le bien nommé », dont les confidences m’ont permis de lever « le mystère ».

Les mystères devrais-je dire car ils sont nombreux ; à commencer par celui de « la cervelle de l’huître » dont « l’esprit frappeur » fait un « bruit mystérieux »  et qui n’a rien à envier à celui de « l’Autre », « le lièvre de Mai qui marche à petit pas » malgré son rhume, tout comme les « fourmis rouges » que rien n’arrête, sinon le « Tamiflu ».…

 

Mais écoutez- moi et vous saurez tout.

 

J’ai découvert un « petit billet en forme d’explication » qui, sans « malice », dévoile tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la Mère Castor sans jamais oser le demander et que je m’en vais vous révéler.

 

C’est un « credo », une « ritournelle » qui met « l’eau à la bouche » et que je cite sans en changer une lettre  :

 

« Matin, coin coin,

Y’a quelqu’un ?

 

Consultation, Annonce,

Rétrovision, Répétition…

Guérison !

Dimanche, croix et château,

La queue du chat balance. 

En avant la musique !

 

Toile et plume,

Eau chaude et nuage,

Petits ruisseaux

Fragile – ne pas gerber

À la Sainte Honorine,

Sois bonne copine,

 

Quel « cirque » ! »

 

Qu’est-ce que je vous disais ?

 

C’est tout la Mère Castor ça ; à croire qu’elle a « vingt ans et toutes ses dents » et qu’à force de « coudre » et « découdre » des histoires à dormir debout elle a fait tomber, « têtenbas » une « pluie de chevaliers »

 

Mais c’est faux ! Hormis « Dents de lion » je n’en ai vu qu’un ou deux –peut-être trois – se frayer un chemin dans les « Bambouseries » près de l’église de « Novacelles ».

 

Voilà, j’ai vendu la mèche, vous savez tout.

 

Ma Mère Castor a une « queue de poisson », une mèche blanche et elle marmonne comme toutes les marmottes en rangeant dans ses « petites boites » – « Boite à hier, boite à hiver » -« bricoles et doux travaux » « innommables » mais poétiques qui éclairent de quelques lumières supplémentaires l’hiver de Pohénégamouk.

 

Et moi, elle me plait bien comme ça ma Mère Castor à moi..

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