Souvenir d’un petit bout d’un monde

L’à faire du mois, bricole et doux travaux

 

C’est joli le printemps et ça donne des idées de partir, d’aller voir là bas, ou de rester pour écouter les fleurs pousser, c’est selon.
Mère Castor, pour honorer avril, ses poissons et son fil, ne reculant devant aucun c’est quoi ce truc qu’elle nous demande encore nous voilà bien j’ai pas d’idée pas le temps j’ai pas envie je suis pas d’accord, te propose, sage et docte lecteur, de lui bichonner concocter mijoter tournicoter emberlificoter
Un petit souvenir du bout du monde.
Ou un petit bout du monde.
Ou un bout du monde.
Pas plus, pas moins. Avec les moyens de ton bord personnel, avec le monde de ton choix. Qu’il existe ou pas, on s’en fiche.
Car il paraît que le monde a deux bouts, le tien et l’autre. Prend le donc par où tu veux.

 

 

« Je suis en retard, je suis en retard » s’écrit le lapin d’une voix oppressée en arrivant au bout du monde tandis qu’à l’autre bout, debout, le cou cassé parce que le ciel devient vraiment trop bas de ce côté-là, la Mère Castor s’impatiente : serait-il passé de l’autre côté ?

Les mondes ont tant de bouts !

 

Le nôtre, des bouts, il en a partout. Mais au bout du bout des bouts, le plus abouti des bouts :

 

« C’est un port tout au bord du monde, dont les rues s’ouvrent sur l’infini,

Mais de là, comme la terre est ronde, on n’voit pas les Etats Unis. »

 

Là se réfugient la Belle et sa Bête, quand la tempête fait rage sur l’atlantique, en quête d’un bar d’où monte la musique éphémère d’un accordéon qui « joue en mineur les airs de ce vaste monde ».

 

Là des légions «  romaines » marchent jusqu’à la mer, triomphent et clament : « Aqui finis terra » en espérant voir darder le rayon vert au firmament.

 

i6eyrvuwmuc1gbg3ih3dzxg6ozm

 

« Ils sont fous ces Romains ! »

 

Ils feraient mieux d’écouter la voix oppressée du lapin qui court sur la lande et qui s’écrit en arrivant au bout du monde «  je suis en retard, je suis en retard » tandis qu’à l’autre bout, debout, le cou cassé parce que le ciel devient vraiment trop bas de ce côté-là, la Mère Castor s’impatiente : serait-il passé de l’autre côté ?

Les mondes ont tant de bouts !

1 réponse

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s